Nouveau concept à Montréal: une première librairie-bar-café vient d’ouvrir sur le boulevard Saint-Laurent et nous y sommes allés
- Sylvie Trottier
- Sep 7, 2025
- 3 min read
La librairie Joie de livres se spécialise dans la romance, la fantasy, la science-fiction et l’horreur
Dimanche, 7 septembre 2025

Louis-Philippe Messier
À Montréal, le journaliste Louis-Philippe Messier se déplace surtout à la course, son bureau dans son sac à dos, à l’affût de sujets et de gens fascinants. Il parle à tout le monde et s’intéresse à tous les milieux dans cette chronique urbaine.
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Un nouveau concept commercial vient d’apparaître à Montréal: une librairie spécialisée en romance, fantasy, science-fiction et horreur, mais qui offre également un service de bar ainsi que de la nourriture et du bon café.
Sur le boulevard Saint-Laurent, au nord de l’avenue Laurier, la devanture centenaire de la librairie Joie de livres semble neuve.

Le vestibule intérieur de bois, lui aussi typique d’il y a 100 ans, est impeccable.
Chose étonnante: même si c’était déjà la nuit avancée lors de ma première visite, la librairie était encore ouverte.
«Nous fermons seulement à minuit du jeudi au samedi et à 22h les autres soirs parce que nous sommes aussi un bar», m’explique Keven Isabel, gestionnaire du bar.
La carte offre des cocktails aux noms colorés comme le Chaudron maudit, le Faux couple, la Galaxie cyberpunk ou le Bleu nuit.

La cuisine propose des sandwichs comme le Mort-moi (avec mortadelle) et le Donjons et Poivrons ainsi que des plateaux tels que le Triangle amoureux (avec trois fromages), l’Enfer de Dante (bouchées piquantes) et Orgueil et Charcuteries.
Joyeusement sage
En tant que bar, la librairie Joie de livres n’est bien sûr pas du genre à cracher une musique assourdissante.
Eh non, il n’y a pas de boule disco ou de plancher de danse.
«Nos clients, le jour, viennent lire ou travailler, et le soir, ils viennent socialiser, alors il faut qu’ils puissent s’entendre parler», illustre M. Isabel.
«J’ai donné rendez-vous ici à une amie qui va adorer l’endroit», me confie Cathy McKee, une habituée de la nouvelle librairie.
«C’est un bar parfait pour des gens plus introvertis», commente Mathilde Levasseur.
«C’est tellement le genre de libraire dont je rêvais que c’est comme si ses concepteurs avaient lu dans mes pensées», s’enthousiasme cette lectrice, friande de l’écrivaine de romantasy Sarah J. Maas et de sa série Le trône de cristal.

Engouement
Le bar bien décoré, les plafonds intégralement tapissés de feuilles de vieux romans et le jardin suspendu dans le puits de lumière au fond du commerce, tout semble avoir été pensé et accompli méticuleusement.
La nouvelle librairie est propriétaire de son immeuble et l’a rénové/restauré avant son ouverture.

«C’est un vieux rêve de ma sœur Claire et moi d’avoir une librairie avec des livres qui nous passionnent et qui propagent la joie... de là le nom du commerce», me raconte Sylvie Trottier, la copropriétaire.

Les sœurs (filles du fondateur de la compagnie Matrox, Lorne Trottier) œuvrent dans la philanthropie au sein de la Fondation Familiale Trottier.
Elles se sont adjoint le libraire polyvalent Mathieu Lauzon-Dicso et l’organisatrice d’événements Carrie-Ann Kloda pour fonder Joie de livres à quatre têtes.
Quelque 600 candidats se sont disputé la quinzaine de postes offerts à la libraire en juin dernier.
«Notre spécialisation en romance, fantasy, science-fiction et horreur nous donne une identité très forte», se réjouit M. Lauzon-Dicso.
«Dans mon club de lecture hier, quelqu’un m’a recommandé cette libraire pour essayer quelque chose de nouveau», confesse Thibault Roche... à qui le libraire venait de recommander le roman de «fantasy sombre» Les seigneurs de Bohen, de la romancière française Estelle Faye.


